Les soins de support joueront un rôle croissant dans la prise en charge des cancers d’ici 2020, souligne Unicancer dans une étude prospective.

Le groupe des centres de lutte contre le cancer, appelé Unicancer, a rendu publics les résultats de l’étude Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? Cette étude fait apparaître six évolutions prévisibles dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer :

  • L’augmentation de la chirurgie ambulatoire, permettant au patient de quitter l’hôpital le jour même de son admission, et qui devra plus que doubler dans la cancérologie ;
  • La réduction du nombre de séances de radiothérapie grâce à des techniques plus performantes ;
  • Le développement des traitements oraux de chimiothérapie et de l’hospitalisation à domicile ;
  • La caractérisation des tumeurs permettant de mieux les connaître pour mieux les soigner ;
  • Le développement de la radiologie interventionnelle qui permet des actes plus précis et moins invasifs ;
  • Le développement des soins de support pour prendre en charge le patient dans sa globalité pendant et après sa maladie.

UnicancerÀ propos des soins de support (psychologie, nutrition, esthétique, prise en charge de la douleur, activité physique…), le rapport d’Unicancer note « qu’ils constituent un accompagnement essentiel et sont amenés à se développer dans les années à venir ». En outre, il rappelle que cette approche pluridisciplinaire et globale du patient « est plébiscitée par les Français, car jugée importante par 63 % d’entre eux, selon une enquête récente réalisée par l’institut Curie » (de juin à 3 août 2013, auprès d’un échantillon représentatif de 1.008 personnes).

Il souligne également que les soins de support « contribuent à l’efficacité économique des établissements de santé en réduisant le recours à l’hospitalisation », si bien que dans les Centres de lutte contre le cancer, les effectifs qui leur sont consacrés devraient doubler d’ici 2020.

Enfin, le rapport d’Unicancer note que l’accès aux soins de support demeure très inégalitaire, faute de « reconnaissance financière de cette activité » et plaide pour leur développement durant le traitement, dans le cadre des consultations de suivi, et après, grâce aux divers « programmes après cancer ».