Une nouvelle revue de la littérature scientifique confirme les bienfaits de l’activité physique sur la fatigue en cancérologie. Le type d’activité pratiquée ne serait en revanche pas pertinent.

De nombreuses études ont été réalisées sur l’efficacité de l’exercice physique sur la fatigue liée au cancer. Dans une étude parue dans American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation en août 2014, des chercheurs et cliniciens de l’Ontario – hôpital des enfants malades de Toronto et université McMaster – ont donc procédé à une méta-analyse, c’est-à-dire à l’analyse de la littérature scientifique sur le sujet, entre autres le centre Cochrane des essais cliniques enregistrés (une très vaste base de données sur le sujet) ou la base de données CINAHL.

En tout, 72 essais contrôlés randomisés ont été identifiés sur la thématique cancer/fatigue, dont un seul chez les enfants. Il ressort de leur analyse que l’activité physique entraîne un « effet modéré » sur la diminution de la fatigue, mais améliore également la qualité du sommeil et le moral des patients. En revanche, le type d’exercice n’apparaît pas déterminant pour expliquer ce triple phénomène.

Est-ce l’effet d’un meilleur encadrement des patients après le diagnostic, d’un accent davantage porté sur les bienfaits de l’activité physique ? Les études publiées depuis 2009 montrent un effet plus important de l’exercice physique sur la réduction de la fatigue.