Menée au Canada et en Australie auprès de 178 patients de cancer du côlon, une étude met en relation activité physique et qualité de vie. Son originalité : utiliser un accéléromètre pour une mesure précise. Recensée sur le site de l’Inca, cette étude paraîtra prochainement sous le titre original « Associations of objectively assessed physical activity and sedentary time with health-related quality of life among colon cancer survivors » dans la revue Cancer de la Société américaine du cancer.

Son objectif premier était de déterminer le lien entre d’une part, une activité physique modérée à intense (mesurée par accéléromètre) et le temps de sédentarité et d’autre part, la qualité de vie et le bien-être de patients du cancer du côlon. Les patients proviennent d’Alberta, au Canada, et d’Australie. Un accéléromètre est un petit dispositif qui se fixe au corps pour calculer, selon les cas, la vitesse et la distance de déplacement, le niveau dprod_gt3x+e performance musculaire, la puissance, la force et la vitesse d’un geste, la hauteur d’un saut ou encore la résistance à la fatigue… L’Actigraph GT3X+ utilisé dans cette étude (sur la photo) permet de déterminer précisément les accélérations du rythme de déplacement, la dépense énergétique, le nombre de pas parcourus, l’intensité de l’activité physique et même le temps de sommeil.

Au vu des résultats, les patients ont été répartis entre quatre groupes d’activité physique croissante. Sans grande surprise, pour le quart supérieur a été constatée une amélioration très claire des performances physiques et du bien-être, ainsi qu’une fatigue moindre. En revanche, aucune association particulière n’a été observée entre la durée du temps de sédentarité et ces trois paramètres : c’est donc moins le temps consacré au repos que l’intensité de l’activité physique qui importe.

Naturellement, les conclusions de cette étude sont limitées par la taille de l’échantillon (moins de 180 participants), la durée du protocole (sept jours de mesure) et la certitude sur la causalité : est-ce parce que certains patients se sentent mieux qu’ils sont plus actifs ou l’inverse ? Reste que la méthode employée – le recours à un outil très précis de mesure – témoigne d’une volonté d’objectiver le fruit des recherches scientifiques sur les bienfaits de l’activité physique dans l’après-cancer.