Partir en promenade. Trouver le rythme, poser le souffle dessus, et marcher. Le cœur gigote en cadence.

marcheHumeur morose, nausées, fatigue. Dehors, il fait froid et sec. Les nuages caressent le soleil. Enfiler manteau et mitaines et sor-tir !

Se donner un but, ou pas.

Surtout, être dans la conscience de son mouvement, sentir le balancement naturel des bras et des jambes, éprouver le relief du sol, se redresser en souplesse.

Regarder autour de soi, la façade rétro d’une maison, le chantier où des ouvriers s’interpellent, une maman et son bébé corps à corps dans une grande écharpe nouée… Mille et une saynètes du quotidien refoulent  les idées noires.

La marche est notre mouvement volontaire le plus archaïque, expression même de vie. Si la fatigue la rend pénible au début, le bien-être aura  le dessus.

Il y a des ruses pour se motiver quand l’envie fait défaut.

– Préparer de mini-expéditions en glanant  les infos locales (revue de la mairie, du département, de la région, Internet, et pourquoi pas l’Office du Tourisme !

– Étudier le plan de son village, de sa ville, de son quartier,  identifier les espaces verts dans un rayon facilement accessible.

– Choisir un thème ou des repères  à son parcours : les arbres, l’architecture, les plantations, le bord de l’eau,…

– Donner rendez-vous quelque part et y aller à pied.

– Changer d’optique. Un jour de neige, par exemple, ça vous relooke le décor le plus familier !  La ville ralentit, la campagne s’alanguit, les sons baissent d’un ton. L’hiver redevient celui des livres d’images, le froid lui va bien et c’est un jeu de s’emmitoufler. Le thé brûlant n’en sera que meilleur au retour.

– Offrir à un proche de vous accompagner : marcher en conversant, c’est bien aussi !

– À vos imaginaires…