Le geste juste inlassablement recherché par le Médiété m’a conduite vers la danse, son prolongement quasi naturel. 

J’ai commencé début 2011, sans avoir fait de danse auparavant. Première montée sur scène le 27 mai de la même année avec une chorégraphie de 20 minutes, éprouvante dans l’état de fatigue où je serais encore plongée pour de longs mois. Mais l’expérience m’a submergée d’émotions, entre euphorie et épuisement.

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© Nathalie Prébende

J’entrai hésitante dans l’aventure du ballet Page 92–93. Intégrer le corps de ballet, c’est « faire corps avec le ballet ». Pas facile. Il fallait pour cela que j’accepte mon propre corps, assez pour prendre ma place au sein du groupe, assez pour affronter le regard du public. Le spectacle  –  45 minutes cette fois –  serait donné dans sept villes de France. 

En danse contemporaine, la difficulté physique peut être dosée sans passer par les techniques ardues de la danse classique.  Mais, sans la pédagogie assurée de Marielaure, sans la fraternité joyeuse qui préside aux répétitions, combien de fois n’aurais-je pas cédé au découragement ? 

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© Nathalie Prébende

Mes progrès furent très lents. Et j’ai encore tellement de progrès à faire ! La trêve des vacances signifie toujours plus d’effort pour retrouver ses sensations et le niveau du mois de juin. À la rentrée, l’atelier danse de la Cami accueille de nouveaux arrivants. Nous apprenons d’autres chorégraphies, d’autres exercices pour s’assouplir et s’échauffer, avec d’autres musiques. Une autre dynamique de groupe se crée…

Apprendre à mobiliser muscles et articulations  à bon escient, même en position statique, prépare le corps à déployer courbes et obliques, trajectoires et déplacements, à enchaîner tendus, pliés, sautés, glissés, étirés, ployés. Cela commence par un bon ancrage dans le sol, la perception fine de ses appuis et le développement  de  l’équilibre. Puis, j’entre dans la danse.

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 © Nathalie Prébende