La publication remonte déjà à plus d’un an, mais un commentaire de l’entraîneur sportif Ricardo Guerra paru sur le site du Nouvel Observateur attire l’attention sur les intéressants résultats de cette étude universitaire américaine parue dans The Journals of gerontology.

La conclusion en est simple : l’entraînement (en force) permet de réduire la fatigue perçue, de renforcer les performances physiques et d’améliorer la qualité de vie des patients atteints d’un cancer de la prostate. Des chercheurs de l’université de Maryland en ont fait la démonstration, en proposant un programme sportif de 12 semaines à 17 patients soumis à un traitement de suppression androgénique. Ce type de thérapie est en effet associé, en général, à de la faiblesse, fatigue et sarcopénie… La population étudiée était noire, car les hommes « afro-américains » sont plus durement affectés par le cancer de la prostate que les Blancs. 

Bien sûr, l’échantillon est de taille trop réduite pour tirer de cette étude des conclusions définitives, mais plusieurs résultats sont très encourageants : la baisse de la fatigue perçue (-38%), l’accroissement de la force (+28%) et de l’endurance musculaires (+110%). 

La pratique sportive aurait donc bien un intérêt thérapeutique y compris en l’absence de testostérone, laquelle exerce un effet anabolisant sur le muscle (au point d’avoir longtemps été utilisée comme produit de dopage) mais se trouve extrêmement réduite chez les patients soumis à un traitement hormonal.