Intensité, Durée, Fréquence de l’activité physique : telle est la combinaison gagnante face au cancer. vignettecyclistesblogDes études existantes, il ressort que le bénéfice sur la baisse du taux de rechute apparaît au-delà de 150 minutes d’exercice par semaine, soit 2 heures 30, et sur une durée minimale de six mois. Donc « il faut du long terme et de l’intensité dans l’activité physique », synthétise Thierry Bouillet, radiothérapeute et président et co-fondateur de la Cami. La présentation des études et des mécanismes d’action en jeu est disponible sur le site du Centre hospitalier de Vendée. 

La station assise représente une dépense énergétique de 1 Met-heure (Metabolic Equivalent Task), la marche de 2 à 3 Met-h, le vélo de 4 à 10 Met-h – et les arts martiaux ou le squash, parmi les activités les plus intenses, de 10 à 12 Met-h. La danse ou le jogging en salle oscillent autour de 4 à 5 Met-h.

C’est au-delà de 6 Met-h par semaine que des bénéfices sont constatés dans les suites d’un cancer du sein. Ils s’accroissent avec l’intensité : baisse de la fatigue, réduction de l’ostéoporose et de la sarcopénie, recul de l’anémie et de la dénutrition, atténuation de la fièvre et des nausées liées aux traitements et in fine, amélioration du taux de survie. Des effets comparables sont constatés après un cancer du côlon, mais avec une intensité plus marquée : à partir de 9 Met-h par semaine.